Vivre en Chartreuse

Les cris de la noctule

la mère joelle n’existe pas

Classé dans : Jour après jour — 23 avril, 2017 @ 5:39

Un nouveau blog pour un nouveau cri…

http://joell1961.unblog.fr/

 

 

 

et oui !

En moi l’émoi

Classé dans : Jour après jour — 1 juillet, 2016 @ 9:53

Je le sens monter encore le fou !

Partout, dans chaque cellule de mon corps !

Il a commencé par mon plexus je crois.

Du poids, un poids lourd avec remorque sans chauffeur,

une masse cadeau.

Mon dos aussi est un cas,

coté tension,

remplis de trappes qui pèsent

et de nœuds coulant.

Je l’ai senti aussi dans la gorge.

A la base de mon cou,

tout contre ma trachée,

il y a eut un effondrement de terrain.

Un glissement debout et profond

qui rétréci l’arrivée d’air,

mais aussi la place pour déglutir.

C’est un peu une écharpe serrée trop fort,

qui ne tient pas chaud

et qui gratte.

Est-ce écharpe, écharde, hé charge , décharge…

qu’importe, un mauvais cou !

Je l’ai ressenti dans mes poumons ensuite.

Ils sont las de devoir tant travailler

pour gagner de moins en moins d’oxygène !

Ils manifestent jour de brouillard

et nuit de boue morveuse en gaz lacrymo

pour tenter d’obtenir un meilleur sale air !

Personne ne les écoute, pas même le cœur

qui a d’autres chat à fouetter,

dont mes tempes !

Étamper ? C’est peut-être la solution,

à moins qu’écoper résolve mes soucis…

je crains parfois de me noyer tant je coule,

transpiration conspirant contre

mon crâne en l’urticant !

Je le sais dans mes cuisses,

là où les muscles flasques voudraient étreindre

autre chose d’un oreiller confortable.

Mes bras pendent inutiles et vains,

sourds aux cris de mes mains

qui ne cherchent plus rien.

Toutes mes courbes à tour de rôle

s’enrôlent dans la crispation.

Le ventre s’emmêle de nausée,

Je salive pourtant ma gorge reste sèche,

mâchoires crispées, ongles rongés

Membres croisés sur le vide,

slip coincé dans les lèvres clignotantes,

involontairement j’attends,

sans rien espérer recevoir.

Le sommeil exclue le repos de son parcours.

L’agitation ne masque plus mon anxiété,

les mots tremblent en se bousculant

pour sortir de ma bouche en râlant

comme s’ils en étaient irrités.

Suis-je triste ou en colère ?

Peut-être les deux ou pas !

J’ai peur parfois de devenir dingue,

rendu dingue par ce corps qui réclame

sans s’occuper de la réalité de mon monde !

Il ne lui suffisait pas d’être douloureux,

il faut maintenant qu’il s’imagine spolié

et me le fasse ressentir si assidument !

Manger, manger pour retrouver le calme trois secondes.

Comment faire pour taire ce fou

qui bouffe mon corps et agite mon âme ?

Un volcan veut jaillir,

sa cheminée fume

sans que je sache comment lui dire

de se mettre en vacances !

La solution pourrait venir d’une grève de lave,

mais je n’en connais pas le langage !

Je ne sais où chercher le levier

pour arrêter la machine en révolution !

Comment couper le courant m’irradiant ?

Il parait qu’on peut diminuer

le niveau du fleuve de la frustration

en ralentissant le débit de l’idéalisation !

C’est de la théorie,

ça n’aide en rien ma tension physique à s’envoler !

La sublime action qui me soulagerait

ce serait de mettre mon énergie

dans une autre cause… mais …

Manger, jouer, acheter

ne m’apaise pas de façon durable.

Il faut que je torde le cou

à cet appétit

avant qu’il ne morde trop

mon torticolis quotidien !

En plus je ne peux en parler à personne

sans me retrouver face à des sourires niais,

des allusions graveleuses,

des regards concupiscant

voir des moues rougissantes !

C’est le tabou du bout !

Il ne s’agit pas de me taire

mais de le faire taire lui !

Tuer l’envie pour apaiser la frustration ?

Mais si l’appétit refuse de se soumettre ?

J’ai bien compris que mettre l’autre en cause

ne résout rien,

c’est en moi que ça boue,

je dois trouver une source fraîche

et ne pas imaginer que c’est le souci d’un autre

si ça me brule.

Bon alors puisque la sublimation

reste la meilleur route

vers la réalisation de son être,

avec toute ces clameurs intérieures,

sa pèche et son noyau…

Sublimons ! ….

Ecrivons…

créons,

partageons et

ron et ron !

Ca tourne !

pour réfléchir un peu …

« L’ascèse consiste à choisir perpétuellement l’essentiel » (Maurice Béjart).

« C’est au travers de la frustration et de l’attente que naît un Objet extérieur d’où vient la gratification ».(Freud)  »

« Hic Rhodus, hic salta « , « C’est ici Rhodes, c’est ici que tu dois danser ! » : Jung aimait répéter cette phrase. Oui, c’est ici et maintenant que nous devons vivre, oui une partie de nous ne doit pas craindre de s’engager dans le tourbillon du quotidien, mais il importe également de trouver en soi ce témoin intérieur suffisamment distancié pour ne pas s’identifier aux mouvements du moi. Là est le centre, là est le point fixe, c’est là que s’enracine le Je ! »(François Calay)

« trouver le bonheur est un art qui consiste à changer son regard en mettant des lunettes roses » (Jade).

 

Est-ce que ça tourne rond ?

Classé dans : pour diffusion radiophonique — 15 juin, 2012 @ 11:12

Le mois dernier, souvenez vous je me demandais qui suis-je ?

Le mois dernier, mois avec un S bien sur, car le moi sans S est déjà dépassé, mais c’est un autre sujet…

Voici une tentative de réponse à cette question identitaire… Je vous l’offre pour le cas où cela puisse aider ceux qui partage mon questionnement,  à trouver leurs propres réponses…

Moi, en tant qu’être vivant, qui suis-je ?

Je me représente comme un rond,

juste un cercle avec un centre bouillonnant totalement inimaginable, incompréhensible aussi bien pour moi que pour quiconque…  En son cœur sont stockés mes émotions brutes, mes désirs, mes angoisses… mes pulsions les plus… violentes, les plus étranges… Un genre d’amande au cœur de mon être… avec en guise de croûte, plus solide, mes souvenirs émotifs, mes gènes, mon caractère, mon énergie vitale… c’est ça… Oui un grand tout ça tout ça…

Puis en avançant du centre vers le pourtour on trouve une membrane, protectrice, un cercle en guise de filtre qui sépare ça de ma conscience…

C’est ce filtre qui se solidifie à chacun de mes réveils pour me faire oublier mes rêves,

ce filtre qui est fragilisé par l’alcool,

ce filtre qu’on peut rendre plus perméable lorsqu’on apprend à apprivoiser un peu la masse de lave explosive qui est en dessous…

C’est par les fuites de ce filtre que jaillissent les lapsus, les actes manqués, les pertes de clés, les erreurs répétées de trajets…

 

Plus près du bord, se situe ce que je contrôle de moi, avec un gardien qui rôde et ne me laisse rien passer…

Il est comme une voix intérieure qui commente mes actes posés ou même simplement envisagés ou fantasmés…

Il me gratifie éventuellement mais surtout il me fusille intérieurement à chaque faiblesse, à chaque loupé.

Il est trop exigeant pour moi. Il m’envoie les chiens de la meute du maudit sentiment de culpabilité, et puis il lâche les loups de l’insuffisance qui oblige à refaire encore, à s’appliquer plus, à se sentir mal et malheureuse de n’être pas mieux…

Il vérifie en permanence que mes actes soit bien conforme à ce qu’il a intégré comme étant le bien et me punit si un seul de mes doigts penche en direction de ce qu’il appelle le mal…

C’est le lieu de ma limite, de ma loi intérieure.

C’est là que se décide ce que je fais parce que je l’estime juste, et ce que je ne ferai jamais parce que je me l’interdis…

Dans cette pulpe surveillée par le gardien, il y a ma conscience d’exister. C’est là que se situe ce que je peux comprendre de ce que je suis,

ce que je peux en entendre, ce qui me paraît sensé,

ce que je pense ou du moins ce que je crois être moi.

Dans cette zone se situe aussi toutes mes aspirations, tout ce que je voudrais être et ce que je crois être mes intérêts personnels…

un espèce d’idéal auquel je voudrais coller, un genre de miroir qui me dirait vers quoi tendre…

Dans cette zone, plus je colle à cet idéal, mieux je me sens, plus je m’en éloigne et moins je m’aime et plus je suis fragile…

C’est de là que je vous parle ! De ma conscience d’exister, sous la vigilante surveillance du gardien et portée par mon idéal…

c’est la que JE dis : Je suis, je pense je désire, je ressens et aussi : « je t’aime » …

Tout autour de ce «moi» il y a l’épluchure, mon apparence physique, ce que les autres peuvent voir de moi, ce qu’ils peuvent toucher,

ce qui fait qu’ils ont une idée de ce que je suis… Il y a ma voix, mon écriture, tous mes moyens d’expression, tout ce qui transpire de mon être et que les autres peuvent constater comme n’étant pas à eux…

Hum dernière précision, je suis comme tous les autres

un cercle, vivant… C’est-à-dire que je ne suis pas figée, j’évolue, me transforme et tout en tournant sur moi-même, je me déplace au fil du temps…

Voilà le cercle de « moi » à peu près défini comme je le vois…  voilà ce qu’exprime mes « je »…

Lorsque je tente de comprendre la vie, je n’en vois qu’un tout petit bout,

Je ne la voie que sous un seul angle, Je ne la vois que de là où je suis, qu’avec ce que je suis

Et j’ai conscience, que pour les autres la vie, leur vie, leur vision est différente, pas plus juste, pas plus fausse, juste différente…

 

************************

 

Et L’Autre… l’autre, celui à qui j’ai dit, parfois, « je t’aime ?  C’est un autre cercle…

oui un cercle complètement différent, à peu près bâti sur le même moule, avec noyau, filtre, pulpe et épluchure…

enfin toutes les instances qui font qu’on est un être humain,

Mais… l’autre cercle n’a pas du tout le même centre, ni… ni vraiment rien en commun avec moi…

Alors ce qu’il pense, ce qu’il ressent… je peux, si je suis attentive et toujours à l’écoute,  avoir une idée, …

oui une toute petite idée… très provisoire, très parcellaire…

Mais je ne dois jamais oublier que je ne suis pas en lui,

je n’ai pas reçu son éducation, je n’ai pas la même mère,

(car même des jumeaux ne voient pas exactement la mère sous le même angle lorsqu’ils sont côte à côte…)

mes émotions n’ont presque rien à voir avec les siennes…

C’est amusant, ou triste, de voir combien on accepte facilement l’idée que tous les physiques sont différents

et comme on aimerait que l’autre nous soit compréhensible de l’intérieur…

Je ne peux pas parler de l’intérieur de l’autre, parce que je n’y suis pas, je ne suis pas l’autre…

Mon compagnon pense quelque chose, oui, il l’exprime, et j’en tiens compte pour ce que j’en ai entendu et compris…

mais je ne peux pas parler en son nom, je ne peux pas parler pour lui, de lui, je sais seulement qu’il n’est pas moi

et que de lui j’ignore presque tout…

L’autre, y compris avec celui avec qui je partage mon quotidien, est un cercle qui est venu percuter le mien…

parfois on se superpose, parfois on s’accole un instant… Parfois on tente pour quelques années de fusionner la zone de croisement…

Rencontre de nos peaux, rencontre de nos corps, partage de l’expression de nos ressentis, de nos besoins

de nos envies…

l’Autre est un cadeau une chance un enrichissement possible lorsqu’on sait l’accueillir et ne pas l’emprisonner

 

 *****************************************

Et le couple dans tous ça ? Le couple… c’est le croisement de deux cercles attirés l’un par l’autre à un moment donné

et qui tentent avec ce qu’ils sont chacun  de construire des ponts entre eux.

Chacun a sa propre image de ce que doit être ce pont,

sa propre idée de ce qui rendra ce lien fort, durable, solide, parfait et toujours merveilleux…

Bien sûr la plupart des cercles se tamponnent « accidentellement » et n’ont même pas conscience d’avoir l’opportunité de bâtir cet espace intermédiaire de l’entre deux cercles…

Beaucoup de gens savent qu’on peut croiser deux cercles, mais, on ignore tous comment faire pour que les liens collent, tiennent, durent….

On tente, on teste, on espère, on rêve…

Fréquemment je me dis qu’il faudrait que l’autre fasse ceci ou cela… oubliant qu’il ne s’agit pas d’une rencontre de deux carrés qui n’auraient qu’à jouer au rectangle !

Je « joue » de toute mon âme à tenter de faire tenir une cohérence patatoïdale…

Je dis parfois à l’autre et tu peux faire ça s’il te plait,  je me plains qu’il ne fait pas ceci… que j’aimerais ne plus avoir à faire cela mais…

Mais chacun à ses aspirations, ses besoins, son gardien et ses pulsions, le tout créé une énergie qui lui est propre, unique.

Une force qui trace le chemin de sa vie,

une force qui exige qu’il reste électron libre s’il veut continuer d’être lui !

Cette force individuelle rend impossible  la permanence d’un lien entre deux cercles sauf aménagement de l’un de l’autre voir des deux…!

J’aime moi aussi la rencontre de mon cercle avec celui d’un autre lorsque qu’on se percute dans des zones de plaisirs,

lorsque l’échange m’enrichit, me tient chaud me régale…

mais pour cela pas besoin qu’il soit à mon service, à mes pieds à mon écoute, il suffit souvent que dans la rencontre je sois en accord avec mon gardien, mon idéal de moi, mes aspirations et mes capacités…

Le couple, non ce n’est pas chacun sa route, je ne crois pas…

Le couple c’est l’illusion qu’on a, à un moment donné que notre quotidien est suffisamment si proche l’un de l’autre qu’on pourrait le partager.

Le couple c’est une alliance de malentendus, qui dure plus ou moins longtemps en fonction des capacités d’abnégation, de concession et d’ajustement des deux…

Le couple ce n’est que la concrétisation de l’aveuglement qu’on a tous et auquel on s’accroche à vouloir faire exister le « nous »

Hum, mais hélas les cercles ne me paraissent pas dirigeables, ils sont dingues ! Ils avancent, tournent, volent, reculent… se percutent, se fuient… montent, retombent…

Je suis déjà mobilisée de toutes mes forces pour tenter de poser ma raison aux commandes du mien…

alors… Comment pourrais-je parler au nom d’un autre ?

Alors, oui, je dis beaucoup de « je » parce que c’est pour moi la seule parole possible, la seule que me paraisse vraie, la seule que j’assume, revendique et porte.

Lorsque je dis « nous » … je crois que je me trompe, je le trompe, je fais comme si je n’étais pas un cercle, comme si l’autre était… «appréhendable» intellectuellement, affectivement, physiquement…

Pour moi, le «nous» n’existe pas qu’au pays des rêves… ou éventuellement au pays de la grammaire… par commodité de langage…  C’est rêver et se la raconter que de croire le « nous » possible dans le réel… Dès que je dis « nous » alors soit j’ai disparu, vidé de ma substance, je n’habite plus mon cercle, par affection pour l’autre, soit je l’ai occulté lui, l’autre cercle différent de moi, parce que je nie involontairement sa différence.

Le «nous» implique une fusion qui signifierait si cela était possible la mort de l’unité en tant qu’individu… c’est la création d’une nouvelle identité, d’une nouvelle unité de valeur… dans laquelle plus personne ne serait plus soi… et même d’ailleurs il n’y aurait plus personne de vivant car plus personne d’indépendant, d’unique…

Qui veut réellement perdre son identité personnelle en acceptant volontairement de n’être plus qu’un peu de molécule d’une soupe collective ?  Pas moi. Et je ne demande pas à mon compagnon de le faire non plus ! Il y a tant de zone morte déjà chez moi, et tant de vie imaginaire que je n’en rajouterai pas trop… Pas question de croire au nous… Nous est une illusion trop douloureuse… Il porte tant de mensonges et tant de désillusions ou de malentendus, et tant de futurs conflits s’inscrivent dès qu’on croit parler au nom du « nous »…

J’ai mis des années à dire JE, des années d’effort à comprendre que je ne parlerai jamais que de ma place à moi, que je ne pouvais pas parler pour les autres, Je ne pouvais pas vouloir pour les autres, Je ne pouvais pas changer pour les autres… dire Je c’est la seule parole authentique que je sais habiter et que je sais ne pas trahir, sauf par une évolution de mon être vers un mieux être évidemment…

Je ne suis pas personnelle, ni égoïste, j’aime partager, … tous les autres cercles qui me fréquentent me disent généreuse…  Je donne plus de temps pour tenter d’offrir du plaisir de vivre à mon entourage qu’à me préoccuper de mes besoins personnels, quoi que…  mon plaisir étant de faire plaisir, peut-être que finalement je ne m’occupe que de moi en m’occupant des autres…

je suis juste lucide cependant sur la compréhension que je peux avoir des autres parce que je ne suis pas à l’intérieur d’eux, de leur vécu, de leur ressenti… L’autre est si différent de moi que ce que je crois voir et comprendre de l’autre devient mensonge dès que je le pense vrai…

Ce que nous vivons, pensons, ressentons est fonction de notre passé, de notre construction, de nos besoins, de nos désirs personnels… Nous sommes tous à cent lieux les uns des autres…  Quelle chance, quelle plaisir et quelle jouissance à chaque fois que la rencontre d’un autre cercle nous enrichis et nous aide à nous épanouir, qu’importe l’illusion du partage, c’est si bon de se sentir ensemble… merci à vous dont j’ignore tout de m’avoir écouter, car en vous parlant, j’ai , un peu, un peu exister.

 

Pour poursuivre la réflexion, avant la prochaine fois,

1)   Qui est-ce qui vous comprend le mieux ?

2)  Quelle est la personne à qui vous ressembler le plus

3)  avez vous parfois le sentiment de ne pas comprendre l’autre ?

4)  aimez vous que quelqu’un parle en votre nom,  à votre place ?

5)  quelle est votre rencontre la plus fabuleuse ?

 

le temps qui passe

Classé dans : pour diffusion radiophonique — 15 juin, 2012 @ 9:37

 Aujourd’hui, j’ai choisi de vous parler du temps, du temps qui passe, du temps passé, en pensant à celui qu’il reste à vivre, demain, et après…

 L’avenir… La rencontre avec un camion sur l’autoroute me l’a drôlement chamboulée ! J’avais posé des jalons pour aller par là
et pi toc l’accident a tout bloqué
Il m’a envoyée dans le mur de l’incompréhension
j’en suis à me dire : bon reprenons notre souffle
aie ça fait mal quand l’air rentre
tiens, tiens, ça me rappelle quelque chose !

Il parait que le nouveau né aussi a mal la première fois quand l’air rentre…
Le choc offre de renaître différente…
Ok de toute façon c’est lui qui s’impose je ne l’ai ni choisie ni invité !
Donc il est là et fera partie de mon avenir

pour pas mal de temps encore pour toujours peut-être…
quelque soit la durée de ce toujours
je viens juste de naître à cette vie différente
je suis par terre,
j’ai froid je pleure
je ne comprends rien à cette nouvelle vie
je ne comprends pas comment je pourrais
avoir un avenir dans ce corps-ci
je me sens seule et si fragile

mais bon
était-ce vraiment mieux
les années précédentes ?
pas sûr…
et j’en ai fait des choses durant tout ce temps !

Jeune adulte j’avais plein de projets :
Je voulais un compagnon pour la vie

je voulais 6 enfants un nid un travail…
j’ai divorcé
quittée déjà 2 fois une maison que j’avais moi-même construite
j’en suis à mon 17ème logement…
quitté quatre mâles depuis mon divorce
je n’ai que trois enfants de deux lits différents
au fond rien de ce que j’imaginais être mon avenir…

l’avenir n’est qu’une projection de possible
qu’un rêve sur un temps qui n’est pas advenu
plein d’imprévisible et d’inconnu
on change, on s’adapte, on vit…
on fait des projets, on tend vers un style de vie
tout le reste n’est qu’adaptation permanente

L’avenir… ce n’est pas un chemin qui est devant
l’avenir n’a pas plus de réalité que les rêves de gosses
ton avenir… c’est ce que tu vivras demain
en fonction de ce que tu vas faire aujourd’hui

Je me dis : alors… qu’est ce que tu décides de faire aujourd’hui,
là, maintenant, pour avoir une plus belle vie demain
qu’est ce que tu mets en place pour vivre mieux ?
notre avenir n’est pas écrit ou tracé
il est ce que nous en faisons
avec et par les obstacles qui nous transforment

L’accident qui foudroie est un changement dans une vie
il n’empêche pas de se construire des joies
il modifie notre rapport au monde
mais comme tout gros changement dans la vie d’un être
perdre un enfant ça change une vie…
mais en faire un aussi…
et je ne vais pas énumérer tous les gros évènements qui bouleversent…
on en vit tous…

vivre avec une aile tordue
je crois que c’est vivre
vivre différemment que sans
oui, et demain sera

et demain est… imprévisible
et je m’y veux actrice et libre
qu’importe si mes projets se réalisent ou non
ils sont les jalons indispensables
pour oser avancer dans la trop haute neige…
ils n’augurent pas de ma destination

********************************************************

Je vous ai dit que pour me distraire j’écrivais…

Peu après l’accident, ne pouvant plus voler, incapable de m’imaginer un avenir, je me laissais porter par la vie, et j’ai écris ça : un morceau de temps vécu au présent et aujourd’hui dépassé… mais qu’il a bien fallu traverser pour arriver à aujourd’hui !

Il y a en moi un être qui tremble, une feuille fragile, à peine verte, à peine éclose et déjà sèche, saisons d’hormones, ma vie passée, d’un coup de vent balayée…

Je danse dans le tourbillon d’automne, je danse pour me glisser entre les courants glacés qui me tuent et les espoirs ascendants qui pourraient m’aider à m’élever au-dessus de cette poisse qui m’enlise…

Parfois un vent du sud déverse sa saison chaude, mes larmes arrosent la mousse du pied des arbres où je repose.

Trempée je lève quand même le nez au ciel, parce que j’aime le soleil qui brille entre deux nuages…

J’ai si peur lorsque j’entends passer le pas froid et imbécile d’un Monsieur « bien comme il faut », un qui sait, un qui dicte la règle pour tous, un qui me refroidit tant il manque de vie…

Je saisis la première bécasse qui s’élance pour peu qu’elle ait un poil de créativité coincée dans le bec…

Je m’envole, je nage dans les nuages, brouillard sur ma vie, je ne sais plus où j’en suis, j’ai froid, j’ai peur aussi.

Ce vent qui me prend est plus fou que mes rêves. Il me chahute, il me renverse et m’abandonne au premier trou d’air.

Je chute, je tombe sur une épaule, aie, une fois le premier choc passé, elle est assez jolie la vue d’ici… mais déjà le souffle m’entraîne vers d’autre lieux, d’autres montagnes….

Je suis si fatiguée, parfois je rêve que l’hiver finira par me souder dans ces glaciers, que refroidie par son baiser, je n’aurais plus de raison de tant trembler…

Dans l’élan de la dernière sève qui me reste, je m’évade à l’assaut de la vie, je croque des paysages et des êtres, des odeurs et des couleurs, des sentiments et des sentis vrais…

J’avance dans ce cloaque, tremblante peut-être, mais vivante.

 

*******************************************************

 

Penser un avenir, n’est ce pas oser s’appuyer sur un passé ?

Savoir sourire à son passé… Ce qui me paraît important c’est de savoir si la route parcourue a pris une direction qui est celle qui nous plaît, celle qu’on veut vivre demain… De temps en temps, il faudrait savoir arrêter la course.. Faire une petite pause, c’est alors l’occasion de s’interroger…

Oui, ne rien regretter. Faire toujours de son mieux. N’avoir aucun remord de n’avoir pas plus réussi…

Si on a agit «de son mieux» c’est le maximum. “On a fait avec les éléments qu’on avait, avec notre force et le passé qui nous fonde, avec notre compréhension du monde”… Ce n’était à ce moment-là pas possible de faire plus … Bien sur que maintenant avec ce qu’on sait, avec ce qu’on est… Mais à l’époque on ne savait pas… On n’était pas…

Alors, oui ne rien regretter et continuer… continuer à faire de son mieux, tant pis, si ce n’est pas très réussi, tant pis, si on rêverait une autre vie, une autre sortie…Tant pis.

Regarder derrière, avec un sourire tendre, en se souvenant de tous les petits moments de tendresse, tous les plaisirs de la vie, tous les contacts heureux… Ce qui nourrit, ce qui fait du bien, qui réchauffe… Oui se dire que ce passé est le notre et qu’on en garde le meilleur.

Dans le grenier où je niche, pleins de souvenirs ont été déposé.

Il y a un grand coffre à misère… il est profond… très. C’est un endroit pour mettre tout ce qui est fini et qu’on ne veux plus voir. On tasse un peu, on s’en fiche si ça écrase les trucs d’en dessous… puis on le referme jusqu’à l’année prochaine…

Dans ce grenier, il y a aussi un tas de bric à brac, des levés de lune, des paysages, des visages, des nuages en mouvement… Des averses qui s’arrêtent, des glissements de terrains qui révèlent qu’avant, une civilisation plus ancienne… avant, la vie était déjà enracinée ici…

Dans l’armoire sur la gauche les cristaux ramassés en montagne. Celui là, trouvé près de la cascade… Ceux qui étaient là posés sur la route, offerts, gratuits, sourires… Certains ont été tellement difficiles à conquérir…. Certains pourraient être rougis jusqu’au sang versé… Certains ne sont pas plus gros que le plaisir qu’ils ont donné. Certains sont recouverts d’une fine couche de sel, sel cristallisé, une fois les larmes évaporées… Certains sont beaux… vraiment beaux. Tous sont froids, droits, rigides et érigés… collection de piquants… collection de poignards de glace qui ne fondront jamais…

Dans le berceau, là près de la fenêtre… quelques peluches fanées, un pyjama avec des pieds, un poisson en plastique bleu… un culbuto jaune. Une bâche transparente posée dessus… Une guitare pleine de poussière, souvenirs déçus, comme enneigés par la poussière… Il arrive que l’on se trompe… Ça fait mal… c’est mieux, que tout ça reste là… on oublie…

Une robe andalouse… tellement jolie que je ne me lasse pas de la regarder, l’humaine qui l’a déposé là se dit surement qu’un jour peut-être elle pourra de nouveau se glisser dedans… Elle est si belle qu’elle transforme ce qu’elle enrobe en princesse gitane…

La commode, dont le deuxième tiroir ne s’ouvre plus, m’attire toujours un peu…

Dans celui du haut, des centaines de photos, des images d’instants…. Une vision figée d’un passé qui n’a pas existé ou alors, de façon si fugace, qu’en fait, lorsqu’on le revoit, après, on ne se reconnaît pas… Des images des autres… Des caricatures qui offrent le déroulement de souvenirs de la vie qui a existé… de la vie qui n’existe plus… Joli “fige mémoire”…

Dans le tiroir qui ne s’ouvre pas quelque chose qui coince… Un truc qui reste en travers… C’est un vieux truc, un très vieux machin qui n’a aucun intérêt, aucune raison d’être là. On n’a pas réussi à le jeter ailleurs, plus loin, dans un lieu où il aurait totalement disparu, disparu de la vue de la vie… On ne sais plus ce que c’est, on ne veux pas savoir, on ne veux pas l’ouvrir, on s’en fiche…Il faut bien que les saletés aussi se blottissent quelque part… On leur laisse ce tiroir… à n’ouvrir qu’après la fin de la vie…

Le tiroir du bas est très lourd… On ne l’ouvre pas …. Ce n’est pas nécessaire… Il contient des textes… Tout les écrits d’une vie tous les cris, tous les tues… Les non-dits, les impossibles mais les pensables… Ce qui était très moche, ce qui était tellement beau… Le puissant en bien, en mal, en lien, en mâle…

La vie, les écrits…Oui, le tiroir est sacrément lourd… tellement plein… comme un trésor, comme une partie de soit qui dort au calme dans le grenier… au milieu d’un bazar qu’il faudrait qu’on range, un jour…

Là un grand miroir sur pied. Ici et maintenant, dans le miroir une grande noctule blessée ! Je dois de temps en temps lui passer un coup de chiffon à poussière. Dans le miroir, cette image qui bouge. C’est une image qui vieillit un peu, un peu à chaque fois, une image étrange qui ne sourit pas…

Elle n’est pas triste, pas même lucide, juste là. Elle regarde sans complaisance, sans animosité. Elle aime bien ça, je crois …

Elle m’aimerait mieux, si j’étais mieux… Elle sait que je fais des efforts, beaucoup d’efforts pour tenir debout, elle sait que je ne suis jamais très loin de la chute… Elle pense sans doute que je dois continuer, en faire plus …

Je ne sais pas, je ne sais pas si je pourrais…

Avancer, y croire, avancer encore, c’est si difficile parfois…

Je ne sais pas si je pourrais…

Pourtant je n’ai pas le choix alors je la regarde droit dans les yeux…

Oui je sais, oui j’avancerai…

Alors je la regarde et elle me sourit.

Regarder la route devant moi … oui… mais c’est quoi cette route ?

Oh ! J’en suis donc là… Bien… Maintenant je décide quoi ?

Quelles sont les forces en présence ?

C’est quoi mes rêves ?

C’est quoi ma voie ?

Je m’assois… je regarde…

Pause…petite pause…

sourire, yeux et coeur ouverts…

regarder avec désir et ardeur…

regarder, pour voir encore…

Aimer, aimer…

Toujours.

 

Pour poursuivre la réflexion, avant la prochaine fois, voici quelques questions, à se poser entre vous et vous

1)     Est-ce qu’on peut programmer son avenir ?

2)    Et si l’avenir n’est pas comme prévu ?

3)    Comment bien vivre le présent ?

4)    Faut-il regretter le passé

5)    Qu’aller vous faire demain ?

 

 

 

 

 

Tu m’incommodes

Classé dans : pour diffusion radiophonique — 15 juin, 2012 @ 9:20

Aujourd’hui, j’ai choisi de vous parler de quelques petites hérésies qui polluent trop souvent les relations humaines… ici comme ailleurs

Petite réflexion sur l’intolérance des humains entre eux !
J’ai découvert que certaines personnes se sentent en danger
face à des alter égo homosexuelles…

Certains confondent homosexualité et pédophile… Je me demande ce qu’ils craignent, comment se fait le nœud qu’ils ont surement dans leur tête !

Le comble hier devant le collège, j’ai entendu des parents qui ne veulent plus voir un enfant de 15 ans jouer avec leur fils depuis qu’ils ont appris que ce copain est gay… c’est très impressionnant non ? Ou est le hic dans leur pensée ?

J’ai un ami psy qui dit que ces personnes sont terrorisées par leur propre homosexualité refoulée

Ils sont incapable d’assumer la part d’eux même qui est du sexe qu’ils ne sont pas (oups pardon c’est pas très clair, mais pas facile à exprimer)

Ils ont peur que d’autres sentent qu’ils pourraient, eux aussi…
(alors que cela les dégoute profondément chez eux)

ils préfèrent rejeter totalement tous ce qui leur parle
de près ou de loin de cette sexualité qui les affolent

il ne faut pas oublier que le dégout et le rejet absolu naissent du désir…

je sais ce n’est pas simple à croire ni à comprendre mais pourtant c’est sur ces bases là que se construit un être humain :

les bébés et jusque vers 5 ans adorent leur pipi/caca…
faut les voir se tordre de rire quand ils en parlent dans les cours de maternelles !
l’enfant durant son œdipe, est dingue fou d’affection pour le parent de l’autre sexe…
l’humain grandit en faisant la pirouette d’inverser le désir par rapport au dégout

En effet, les enfants humains finissent par admettre que leurs excréments « c’est sale »
Les ados, parfois avec pleins d’agitations et de violence interne (parfois agit sur l’extérieur) finissent par trouver un objet d’amour extérieur

Proposez à la plupart des ados un contact physique très affecteux avec leurs parents et vous les verrez fuir…

Combien d’entre-vous mesdames partagerait avec plaisir le lit de son papa ?
et pourtant enfant… c’était le rêve !
Et vous messieurs qui parmi vous peut dire
qu’il voudrait combler sa mère d’amour sans aucune limite physique et sans ressentir aussitôt un frein naturel et évident ?

Bref… ce qui attire trop et qui n’est pas la norme sociale, ce qui n’est pas, de plus, programmée comme nécessaire à la perpétuation de l’espèce devient par l’éducation : refoulée, la plupart du temps avec sérénité et sans souci

parfois c’est drôlement plus compliqué de rejeter cette part de soit qu’on ne sait comment assumer et cela construit par exemple ces supers machos homophobes

un autre point aussi qui complète et explique le rejet dont font parfois preuve les humains entre eux : la différence est génératrice de peur et de rejet lorsqu’on assume pas bien ce qu’on est :
par exemple étonnant mais facilement vérifiable :  certains immigrés italiens détestent les immigrés espagnols…ou les certains africains de l’ouest détestent les magrébins… etc…

Mal intégré, peu reconnu, n’étant pas rassurés dans leur place, insécurisés
il arrive que les humains rejettent et bavent sur tout ce qui vient rappeler leur propre fragilité
c’est souvent inconscient et très violent, non négociable, non réfléchi et pas discutable…

C’est un peu comme si un écran intérieur s’affichait, masquant et occultant tout le reste. Sur cet écran s’affiche clairement un message d’alerte : Si tu es différent de moi, est-ce parce que c’est moi qui ne suis pas dans la norme ?
C’est Impossible !

Alors l’humain affirme très fort que la différence de l’autre est monstrueuse et intolérable comme ça, il renforce son alliance avec le grand groupe des normaux,
et il limite le risque d’être assimilé à un marginal, le risque d’être rejeté

Créer Sa place et s’y ancrer, affirmer sa conformité en rejetant ceux qui ne sont pas identiques.

Pour revenir aux personnes qui agressent les homosexuels ou les étrangers, à ceux qui ne supportent pas « l’autre étrange » c’est souvent qu’ils ont peur…
peur d’eux même, peur de se faire rejeter, parce qu’ils ne sont pas complètement capable d’assumer ce qu’ils sont…

C’est étonnant, presque terrifiant d’être comme ça non ? Hélas, ce n’est pas la peine de leur dire, les intolérants n’en seraient que renforcés dans leurs défenses
leur terreur, leur fragilité…
On ne peut pas ouvrir une brèche dans la pensée de certains humains sinon leur personnalité toute entière pourrait voler en éclat et se répandre comme une vague dévastatrice qu’ils ne sauraient plus contenir.

Ils sont trop fragile pour comprendre la diversité du monde, ce sont eux les faibles, peut être pas quand même une espèce à protéger… juste à éviter

tristement à éviter lorsque la discussion mérite une réelle ouverture d’esprit…

 

******************************************************

 

Une question que je me pose souvent :

Lorsque le comportement d’un autre nous dérange

comment savoir ce qui est de sa déviance, de sa souffrance

ou tout simplement de sa différence ?

voire plus insidieux, de sa résonance, de MA souffrance…

 

*****************************************************

Et maintenant un texte écrit par une amie humaine handicapée…

« L’homme me jette un regard énervé …

Il attend que je lui cède la place sur le parking,

Je viens de m’asseoir à la place du conducteur,

un pied dedans, un pied dehors

Je me demande s’il va oser klaxonner …

J’attrape la jambe de mon jean et je tire,

Je tire tranquillement,

Me rapprochant autant que possible du pied

Afin de soulever le tout pour le rentrer dans la voiture

L’homme du fond de sa BMW,

de l’autre côté de la haie ne voit pas

que j’ai enfin rentré ma jambe gauche,

il fulmine et pense en fumant des naseaux :

« ah ces satanées bonnes femmes !

encore une qui ferait mieux d’aller à pied »

je lui souris ravie, heureuse

d’avoir les deux pieds dans une position suffisamment équilibrée

pour pouvoir me crisper d’une main sur le frein à main

et me lancer avec l’autre à l’assaut de la poignée de porte

je la tiens et dans un geste majestueux

je ferme ma portière de ma voiture

d’un mouvement décidé, je tente de saisir la ceinture de sécurité

il démarre en trombe excédé et pile quatre places plus loin

devant un autre emplacement qui vient de se libérer

j’ai enfin réussi à cliquer ma ceinture

avec ma main gauche,

parce que la droite a déjà travaillé hier

c’est chacune son tour !

j’avance doucement mon siège pour caller mon dos

l’homme sort rageusement de sa voiture

je l’entends claquer la portière

je démarre enfin,

Je recule tranquillement

Et passe devant « mon » excité

Que je découvre en train de donner

des coups de pieds dans sa voiture

fermée à clé manuellement un peu vite…

puisque les clés sont restées à l’intérieur

sûr qu’il pense que c’est de ma faute !

je quitte le parking, avant d’oser rire de bon coeur,

Sans doute était-il pressé

mais la colère lui a fait perdre à la fois

son temps et son bien être !

S’il savait comme c’est précieux

un corps qui marche

peut-être prendrait-il le temps

de patienter en souriant ! »

 

****************************************************

 

L’égoïsme, le manque d’empathie de quelques uns n’est pas que triste, il offre aussi des occasions de bien rire :

Grand ciel bleu, comme lavés par le gros orage de la nuit,

J’ai volé jusqu’à la gare routière, et m’assoupie sur la galerie d’un bus qui me remonte vers le chalet des araignées

Le car s’arrête devant l’abri bus

La porte avant s’ouvre

les passagers s’installent

Beaucoup de gens restent debout

dans l’allée centrale, pourtant

Quelques sièges sont encore vides…

 

Une grosse dame chargée de paquets monte

Elle avance en criant « pars donc, pars donc »

Elle pousse l’homme au chapeau

et avant qu’il n’ait eut le temps de protester

elle enjambe son attaché case

Soufflant et haletant, elle progresse

Elle bouscule une jeune femme qui en laisse tomber son sac

 

sans ménagement elle heurte ensuite une petite fille

qui regarde médusée cette masse en mouvement

dans un rugissement agressif elle lance à la gamine :

« t’as qu’à pas rester au milieu »

 

La grosse dame est finalement parvenue devant les places vides

Quatre places face à face restées vacantes.

Elle installe ses cabas sur deux sièges

et dépose lourdement ses kilos de chair sur les deux autres…

 

Un gros floc se fait entendre

elle se relève aussitôt

dans une agitation de tissus et de graisse mêlés

la dame, comme pétrifiée expose aux voyageurs hilares

sa jupe rose devenue transparente moulée sur son large fessier ruisselant

La petite fille dans un rire lui explique

c’est tout trempé, c’est l’orage

les fenêtres étaient restées ouvertes cette nuit

c’est pour ça qu’on reste debout…

 

Pour poursuivre la réflexion, avant la prochaine fois,

1)     A votre avis d’où vient le racisme ?

2)    Pourquoi l’homosexualité dérange certaines personnes ?

3)    Des enfants handicapés ont-ils leur place à l’école du village ?

4)    Comment faire pour rendre le monde plus ouvert et plus tolérant ?

5)    Qu’est ce qui aide les gens différents à se respecter ?

 

la vie est dure par ici…

Classé dans : Non classé — 25 octobre, 2011 @ 8:55

reposduguerrier.jpg

 

delphicanap.jpg

 

eross2261.jpg

 

dscn8430.jpg

 

Superdog |
Il est trop tard... |
La quête de Fardak |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | les clés de la santé
| Une prof à l'Ile Maurice
| Juste un petit morceau de c...